Jihyé Jung
 
Danse
Emmanuel Eggermont
 
T-Wall

T-Wall propose une étude sur les « no man’s land ».
Cette pièce a comme point de départ la confrontation avec une Zone singulière obéissant à ses propres règles agissant comme révélateur de nos pulsions profondes. Elle est semblable à celle du film Stalker d’Andrei Tarkovski mettant en scène un lieu dont personne ne connaît la nature, il a probablement été touché par une bombe atomique ou une météorite…
Ces lieux chargés de particules nocives et de spectres d’une violence imminente existent, à l’image de la zone interdite autour de Tchernobyl ou de la DMZ coréenne (zone démilitarisée du 38e parallèle) ou de toutes les autres frontières conflictuelles. L’atmosphère qui y règne est proche de celle qu’on peut ressentir dans l’œil d’un cyclone, là où la pression est la plus basse, mais où tout peut basculer et dégénérer d’un instant à l’autre, nous rappelant qu’il n’existe pas de vraie stabilité.
Un espace comparable au triangle des Bermudes où le calme plat côtoie les mystères et amorce les désastres, une zone comme l’a pu être Hiroshima…
Les « T-wall » sont de gros blocs de béton utilisés pour l’édification de frontières artificielles.
Il s’agit cependant dans cette pièce de s’intéresser plus à la sensation qu’à la signification, laissant une grande liberté de perception et d’interprétation de l’inconscient.
Chaque objet, chaque mouvement résonne à travers les souvenirs de l’espace scénique, du théâtre qui lui aussi a une mémoire fantomatique, jusqu'à nos propres zones d’ombre, notre « no man’s land » intérieur.
C’est un travail sur le vide qui révèle la forme et le mouvement comme une épreuve photographique plongée dans son révélateur.
Jihyé Jung, photographe et interprète est également présente sur scène.
Son travail est en partie réalisé au polaroïd et renforce l’idée d’une réaction instantanée face à une atmosphère insolite et celle de l’existence d’un instant unique. Ce qui est également propre au spectacle vivant.

Dans cette pièce, il y a une volonté de provoquer une confusion temporelle, un trou noir, un patchwork sensoriel et sonore et d’en examiner les répercutions sur les individus, interprètes et spectateurs.


Chorégraphie : Emmanuel Eggermont
Interprétation : Oscar Lozano, Jihyé Jung, Emmanuel Eggermont
Scénographie : Emmanuel Eggermont
Photographie : Jihyé Jung
Production : L’Anthracite
Production déléguée : Latitudes Prod.

Coproduction : le Centre national de la Danse (Pantin) ; le Vivat, scène conventionnée (Armentières) ; le Théâtre de Vanves ; le Théâtre d’Arras, scène conventionnée musique et Théâtre ; L’L (Bruxelles).
Avec l’aide à la production d’Arcadi.

Intervention d'Arcadi : coproduction

19 > 21 janvier 2011 / Centre national de la danse
1, rue Victor Hugo - 93507 Pantin cedex - Location : 01 41 83 98 98
http://www.cnd.fr

12, rue Sadi Carnot - 92170 Vanves - Location : 01 41 33 92 91
http://www.ville-vanves.fr





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