Arcadi

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Nouveaux projets aidés pour les arts numériques

Arts numériques

Sur les cinquante dossiers d’aide à la création multimédia expérimentale (Acme) étudiés en décembre, sept sont aidés par Arcadi.

Le comité artistique qui a conseillé Arcadi pour cette sélection était composé de Clémence Seurat (Qwartz Electronic Music Awards), Laurent Catala (journaliste, critique), Dominique Moulon (enseignant, critique).

Supernova de Félicie d’Estienne d’Orves
Supernova est la suite attendue du travail de Félicie d’Estienne d’Orves, en collaboration avec l’astrophysicien Fabio Acero. Il s’agit d’une installation qui met en scène la supernova Cassiopée A, sous une forme tridimentionnelle composée de projections vidéos et d’éclairages sur un nuage de fumée, en interaction avec une composition musicale de Laurent Dailleau.
felicie.metaproject.net
Montant attribué : 8 500€

White_Box de Purform
ABCD Light, la précédente pièce de ce duo historique (Alain Thibault et Yan Breuleux) confirme une esthétique "art numérique" mature comme hypnotique. Cette nouvelle pièce s’inscrit dans un cycle qui a débuté en 2003 par la création de Black_Box. Ce cycle, basé sur différents concepts et processus issus de la théorie des systèmes, transpose métaphoriquement certains concepts en son et en image : Black_Box, White_Box et Grey_Box. Black_Box faisait référence à la boîte noire où l’entrée et la sortie sont connues, mais pas le processus de traitement interne, White_Box propose l’inverse. C’est-à-dire que le système est transparent et que ce sont les entrées et les sorties qui sont imprévisibles. La boîte blanche représente également le lieu de diffusion, la surface sur laquelle s’inscrit la création. En ce sens, White_Box est un projet de composition et de diffusion vidéo-musique utilisant les particularités de l’espace de diffusion comme surface de projection visuelle et sonore. Une immersion très attendue !
www.purform.com
Montant attribué : 7 000€

(Germes) Le sens de l’ensemble de Yro Yto
Spectacle audiovisuel et cinéma d’objets. La démarche du projet affirme l’idée exclusive que l’artiste a du live audiovisuel, de la production d’images non figuratives à partir de manipulations d’objets et des techniques de captations numériques. (Germes) affine cette vision, et constitue le maillon d’une démonstration continue (soit cinq expositions en vue) nommée Le sens de l’ensemble. (Germes) est constitué de quatre installations interactives, de deux films (dont un produit sur place pendant le temps de l’exposition), trois performances et des objets, costumes, dessins... Il regroupe des nouveaux et des anciens travaux essentiellement autour des formes primitives (selon Bauhaus) : le cercle, le triangle, le carré… Ce premier volet nous plonge au cœur de la figure géométrique, de sa symbolique, d’effets d’optique et de lumières.
www.yroyto.com
Montant attribué : 4 000€

Cordes de Melde de Jean-Michel Albert et Ashley Fure
"Notre société où la possibilité des échanges est écourtée le temps d’une transaction minimale, exige de nos corps de composer avec un véritable primat de l’instantanéité, nous impose de produire des délais de plus en plus courts, de prendre des décisions éclairs." Par ce préalable, Jean-Michel Albert nous fait comprendre que Cordes de Melde est la mise en évidence d’une onde stationnaire dans l’espace et le temps, en concomitance avec la musique électro-acoustique d’Ashley Fure. Il s’agit d’une installation interactive basée sur l’expérience de la corde de Melde qui permet de mettre en évidence la matérialisation en trois dimensions d’une onde sonore dans l’espace et le temps. Dans sa forme idéale l’installation serait constituée d’une vingtaine de cordes qui serviraient d’écran de projection. Par ailleurs, un espace sonore couplé au système mécanique produirait deux couches de sons qui interagiraient. La première amplifierait le son des cordes et la deuxième explorerait le potentiel harmonique complexe de celle-ci. Un objet spectaculaire, témoignant d’une relation image/musique inédite.
www.ashleyfure.net
Montant attribué : 7 500€

Le Cercle de Pascal Bauer
Un chariot porte un écran de deux mètres de diagonale. Le câble, qui le « nourrit électriquement », est branché au centre du cercle d’une dizaine de mètres de diamètre, que le chariot dessine en se déplaçant. Sur l’écran, un taureau noir lance sa corpulence massive dans une course sans fin. La fluidité de cette course est le résultat d’un photomontage qui ne cache pas sa maladresse. Si la course est fluide, elle n’est pas pour autant tranquille. L’animal, essaye régulièrement de se libérer du joug, pourtant invisible, qui l’entrave. Ces rebuffades sont parfaitement coordonnées aux mouvements du chariot qui régulièrement s’arrête, hésite, repart dans le sens inverse, revient et reprend sa course.
Les mouvements du chariot et le film diffusé sont dans une synchronisation parfaite, par l’association d’un montage électronique précis, et de la gestion des séquences d’image selon un dispositif numérique. L’appareil complet peut se définir comme une forme de robotique.
pascal.bauer.free.fr
Montant attribué : 6 500€

Dans la nuit des lumières de Ratsi
Dans la nuit des lumières est une sculpture audiovisuelle qui mesure trois mètres de hauteur et s’étend sur quatre mètres carrés. Eteinte, on pourrait la voir comme une simple sculpture contemporaine, transparente. Mise en marche, elle s’illumine de manière séquentielle, guidée tantôt par le son, tantôt par la lumière des panneaux LED, selon plusieurs langages prédéfinis. Ainsi, un dialogue se construit progressivement, et tend vers la notion d’ensemble, de tout cohérent, issu d’éléments épars voire issus d’un chaos. Les "linguistes" chargés d’apporter ces différents langages ont chacun leur importance dans cette rencontre physique; visuelle et sonore. Il s’agit d’Anthony Gouvrillon (membre du collectif Digital Slaves), Julien Guinard (architecte membre du label VS System), Thomas Vaquié (membre du label AntiVJ) collaboreront avec Ratsi pour l’interactivité, l’architecture, et l’univers sonore de l’œuvre.
ratsi.free.fr
Montant attribué : 8 500€

The 1000 People Band de Gangpol & Mit
Les Gangpol & Mit proposent ici une performance "tout public", et non plus un spectacle "public averti" comme dans le précédent. L’argument tourne ici autour du titre The 1000 people band et fait écho à la capacité domestique de créer des personnages, compagnons, instrumentistes virtuels via les moyens informatiques afin de composer un groupe cartoonesque démentiel: section de violons bollywood, percussionniste pieuvre, grand ensemble de cowbells, chœurs martiens... Qui tous arrivent sur scène sous forme de personnages animés, tels des membres du groupe venant lutter contre la solitude. Comme pour "Histoire naturelle", de Carton Park, le spectacle se construira à partir de résidences de lieux partenaires du projet.
gangpol-mit.blogspot.com
Montant attribué : 8 000€

Photo : White_Box de Purform