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Journée d’étude le 13 février : La voix du danseur dans tous ses états

Une journée pour évoquer la parole de danseurs et son traitement dans la transmission, la création, la mémoire, la recherche, l’écriture… Aujourd’hui, on trouve la parole des danseurs dans différents documents (les archives de l’Ina notamment) audio ou audiovisuels. Mais cette parole reste muette, peu diffusée, moins que celle d’autres artistes. Cependant elle existe, elle étonne ceux qui l’entendent, elle renseigne ceux qui s’intéressent de près à la danse.

Ils parlent, ma parole !
Ouvrez la porte d’un studio de danse, vous serez assailli par le flot de parole émanant de la personne qui dirige la classe, l’atelier, la répétition… Paroles perdues, en grande partie. Quand donc ont-ils la parole, les danseurs ?
> En 1775, par le truchement de Figaro, son porte-parole, « Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint », Beaumarchais semble dénier au danseur la faculté d’entrer dans le monde de la spéculation.
> En 1810, Heinrich von Kleist donne la parole à un danseur, mais il s’agit d’un débat sur les vertus de la marionnette.
> En 1921, Paul Valéry délègue la parole sur la danse au philosophe (Socrate) au médecin (Eryximaque) et au poète (Phèdre), dans L’âme et la danse. À la toute fin de l’œuvre, l’« extrême danseuse » Athikté s’exprime enfin : « Asile, asile, ô mon asile, ô tourbillon, j’étais en toi, ô mouvement, en dehors de toutes les choses ». La danse met un voile sur la parole.
> En 1992, Patrick Bossatti suscite la parole des danseurs et la consigne dans le numéro des Cahiers du Renard « Interprètes – Inventeurs ».
> Aujourd’hui, on trouve la parole des danseurs dans différents documents (les archives de l’Ina notamment) audio ou audiovisuels. Mais cette parole reste muette, peu diffusée, moins que celle d’autres artistes. Cependant elle existe, elle étonne ceux qui l’entendent, elle renseigne ceux qui s’intéressent de près à la danse.
art TU, art DIT – le danseur & la parole cherche à explorer cette question, notamment à travers cette journée d’étude « La voix du danseur dans tous ses états » qui fait suite à trois studios d’écoute à Micadanses, d’octobre à décembre 2010.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE
La journée est animée par :
> Dominique Dupuy, Ode après l’Orage
> Claude Sorin, dont le travail de recherche porte sur la parole des danseurs dans les archives radiophoniques
> Joëlle Olivier, chargée du développement culturel à l’Ina
> Françoise Billot, directrice du pôle ressources d’Arcadi

9 h 30
Accueil des participants

10 h
Présentation de la journée

10 h 30
Interprètes inventeurs, Cahiers du renard (1993), direction éditoriale : Patrick Bossatti
Par Blandine Masson, conseiller de programmes pour la fiction à France Culture qui fut fondatrice avec Michel Simonot des Cahiers du renard publié par l’Association Nationale pour la Formation et l’Information Artistique et Culturelle (Anfiac).

11 h 15 Entretiens avec Trisha Brown, 1992-1999
Par Emmanuelle Huynh, danseuse et chorégraphe, directrice du Centre national de Danse contemporaine d’Angers depuis 2004 avec le concours de Julie Perrin, maitre de conférences au département danse de Paris 8.

12 h 15
Une hypothèse de réinterprétation
Solo, conçu et interprété par Rita Quaglia en collaboration avec Loïc Touzé. Regard extérieur : Carole Perdereau. Partition sonore : Henri-Bertrand Lesguillier.

13 h
Déjeuner proposé gracieusement

14 h 30
Paroles en action, cheminer avec Odile Duboc
Par Joëlle Vellet, maître de Conférences en danse à l’Université de Nice Sophia Antipolis (département des Arts).

15 h 30
Écrire un entretien
Par Marie Glon, rédactrice en chef de Repères, cahier de danse depuis 2003.

16 h 30
Sur les traces de La Table verte (1932), chorégraphie de Kurt Jooss
Par Olga de Soto, chorégraphe et danseuse.

17 h
Réactions et analyses
Par Claude Rabant, psychanalyste et philosophe.

18 h
Entretien avec Daniel Larrieu
Par Pascal Ory, professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’histoire culturelle du XXe siècle et Dominique Dupuy. Daniel Larrieu est chorégraphe et fondateur en 1982 de la compagnie Astrakan.

La rencontre sera ponctuée de diffusions d’archives sonores et visuelles.

LIEU
Fondation Biermans-Lapôtre
Cité Internationale Universitaire de Paris
9A Boulevard Jourdan – 75 014 Paris
Entrée fléchée par le 17, boulevard Jourdan
Station Cité-Universitaire (RER B)
ou Métro Porte-d’Orléans puis Bus : 21, 67, 88 ou Tramway T3.

ENTRÉE LIBRE
Réservation obligatoire avant le 7 février sur www.arcadi.fr/reservation

INFORMATIONS
Françoise Billot, francoise.billot@arcadi.fr

Cette journée a été conçue par Dominique Dupuy et Ode après l’Orage, avec le concours de Claude Sorin et le partenariat exceptionnel de l’Ina. Elle est réalisée par Arcadi avec le concours de Micadanses, du Théâtre de la Cité Internationale, de la Fondation Biermans-Lapôtre et du Centre national de la Danse.


Téléchargez le dossier documentaire sur cette journée :
présentations détaillées des intervenants, bibliographie…