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Passeurs d’images : nouveaux projets aidés

Pour le soutien aux actions d’ateliers de pratique, de diffusion et de programmation, Arcadi réunit annuellement pour Passeurs d’images une Commission d’aide aux projets composée d’experts et de représentants institutionnels. Elle acte une aide financière et un accompagnement de la coordination Passeurs d’images. Le 21 septembre dernier, 9 projets ont été validés.

1 – Le Parc aux lièvres, portraits pluriels est un projet porté par l’association Cinéam et le Collectif BKE autour de la réhabilitation du quartier du Parc aux lièvres à Evry. Un atelier de création audiovisuelle sera mené durant toute l’année scolaire 2017-2018 et au cours de l’été 2018 avec plusieurs groupes d’habitants. Au cours de cet atelier, les participants vont travailler sur la collecte d’archives et la réalisation de témoignages filmés, ils vont également être initiés au montage grâce à des ateliers sur table Mashup. Ces différentes étapes leur permettront finalement de réaliser des courts métrages en réalité virtuelle à partir des entretiens réalisés. Ce travail sur la mémoire est également l’occasion d’une rencontre entre des publics de générations variées qui travailleront ensemble pour valoriser et conserver une trace de leur quartier qui connaît de profondes mutations.

2 – Les ateliers d’Art de France organisent tous les deux ans le Festival International du Film d’Art. Ce festival est l’occasion pour le syndicat professionnel des métiers d’art en France de valoriser et de promouvoir ces métiers. C’est en complément à ce festival que les Ateliers d’Art de France propose cette année un projet de capsules documentaires. Un groupe d’une dizaine de jeunes va pouvoir rencontrer un artiste et découvrir son lieu et ses habitudes de travail afin de réaliser un court documentaire sur sa pratique artistique. Cette réalisation sera projetée lors de l’édition 2018 du FIFMA au mois de mars. Ce projet,  conçu en partenariat avec l’EPT Est Ensemble, poursuit un double objectif avec un travail sur l’éducation aux images, mais également la volonté de faire découvrir des métiers inconnus à des jeunes en recherche d’orientation professionnelle.

3 – La compagnie Diptyque Théâtre poursuit un projet, la Désirothèque, qu’elle a déjà expérimenté l’année dernière sur différents territoires de l’Île-de-France. Passeurs d’images accompagne ce projet pour l’année scolaire 2017/2018 dans deux lycées d’Argenteuil et de Fontainebleau. Accompagnés par un binôme constitué d’un réalisateur et d’un comédien, les lycéens vont rencontrer des professionnels sur leurs lieux de travail afin de les interroger sur leurs métiers. Les participants réaliseront ainsi des « brèves de métier » qui questionneront le rapport entre travail et désir en s’intéressant notamment à l’engagement personnel de ces personnes dans leur activité professionnelle.

4 – En jouant sur la double lecture possible entre Map Polis (la carte de la ville) et Ma Polis (ma ville), la Compagnie Belladone propose un projet de cartographies sensibles pour interroger les jeunes franciliens autour des thématiques liées aux identités territoriales. En miroir entre Bobigny et Massy, le projet Mapolis propose des ateliers de créations audiovisuelles au cours desquels des jeunes de 14 à 21 ans vont réaliser à la fois des portraits de lieux ayant subi de récentes mutations et des portraits de jeunes en correspondance entre les deux villes.

5 – Filmer la ville est un projet de l’association Silhouette dont un premier volet a déjà été mis en œuvre au cours de l’année 2017 à Dammarie-les-Lys. L’association accompagne des jeunes dans la réalisation de capsules documentaires en travaillant sur une question liée à la citoyenneté. Cette année, un groupe d’une dizaine de jeunes va interroger la notion de « liberté d’expression ». Ce projet est l’occasion de questionner le lien entre les jeunes et leur territoire au travers notamment de ses acteurs et de ses structures culturelles.

6 – En long, en large et en travers est un atelier réunissant plusieurs acteurs, parmi lesquels l’association BouTàBouT, l’Unité archéologique de la ville de Saint-Denis et le cinéma L’Écran de Saint-Denis. Plusieurs groupes de dionysiens vont participer à un atelier documentaire sur l’évolution de leur ville. Le projet se déroulera sur deux années scolaires, de 2017 à 2019, et s’organisera autour des trois temporalités « passé, présent et futur ». Au cours de cet atelier, les participants seront sensibilisés à l’archéologie et à la création cinématographique en s’intéressant à la fois au documentaire, à l’animation et au travail sonore.

7 – Le projet Dépasser les frontières de la Fontaine aux images s’intéresse autant aux frontières géographiques que sociales avec pour objectif commun leur effacement au profit de la rencontre. En réunissant des participants de milieux et d’âges différents venus des villes de Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan et Chelles, cet atelier permettra la réalisation d’un film documentaire sur l’expérience de l’exil en interrogeant la notion d’altérité et en se questionnant sur ce qui fait obstacle à celle-ci.

8 – L’Abécédaire est un projet porté par les Films de l’Arpenteur avec un groupe d’adolescents Roms habitant sur le bidonville de la Rue de l’Acacia à Montreuil. Entre octobre 2017 et juin 2018, ces jeunes, qui maîtrisent peu le français, vont réaliser un abécédaire, entre fiction et documentaire. Divisés en groupe, ils s’empareront de mots de la langue française : des mots du quotidien, des mots utiles, mais également des mots affectionnés pour leur sonorité, afin d’en réaliser des définitions personnelles en images et en sons.

9 – L’atelier Les Écrans d’Emmaüs, porté par l’association Étonnant Cinéma, se divise en deux volets au cours desquels des adultes, en situation de grave exclusion sociale, vont successivement montrer et faire des images. Ils vont participer, dans un premier temps, à un atelier de programmation qui leur permettra d’accueillir du public avant de réaliser eux-mêmes un court métrage collectif.