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La littérature ou l’espace de la liberté pour raconter et pour rencontrer

Plusieurs établissements franciliens de la mission Médiateur culturel dans les lycées d’Île-de-France bénéficient depuis quelques années des dispositifs proposés par la Région Île-de-France autour du livre. Que ce soient des projets conséquents ou des actions ponctuelles, ces dispositifs ont tous un point commun : voyager dans une œuvre et rencontrer son auteur.

Lire pour comprendre et partager

Au lycée, il est toujours difficile d’amener l’élève à la lecture. Pour certains lycéens, la littérature est parfois trop éloignée de sa réalité et le style d’écriture est jugé trop complexe pour suivre la narration.
Il existe de nombreux Prix littéraire tels que le Goncourt des lycéens ou le Prix littéraire des lycéens d’Île-de-France incitant les classes à la lecture. En un temps serré, les élèves doivent découvrir des œuvres de la rentrée littéraire et sélectionner l’ouvrage qui résonne le plus en eux.



Dans le cadre du Prix littéraire de la Région Ile de France, une classe de CAP cuisine du Lycée Antonin Carême de Savigny-le-Temple (77) a rencontré, Maryam Madjidi, lauréat du Goncourt du Premier Roman pour son livre Marx et la Poupée.
Lorsqu’un ouvrage est difficile d’accès, le professeur propose de faire une lecture à voix haute et les effets sont positifs car l’attention du groupe est tout de suite captée. La lecture a donc besoin d’être accompagnée pour pouvoir être explorée.
Lors de cet échange, l’auteure s’est intéressée au parcours des élèves et a souligné l’importance du travail autour de la mémoire et du rapport entre la fiction et la réalité. « Racontez-vous réellement votre vie ? Pourquoi avoir choisi ce métier pour dénoncer les injustices ? Pourquoi partager votre intimité avec le monde entier ? »
Toutes ces questions traversent les lycéens et ces rencontres sont le lieu d’un partage riche voir même parfois émouvant.

Écrire pour se découvrir et voyager

L’écriture : comment aborder cet art que l’on nous enseigne depuis notre plus jeune âge ? Comment transformer la magie du langage en mot écrit puis en performance oral ?

Fondée par Hugo, Balzac et Sand, la Société des Gens De Lettres (S.G.D.L.) tente de répondre à ces questions par des ateliers d’écriture atypique. Composés d’un binôme, auteur reconnu et élève en master d’écriture, les lycéens vont être confrontés à plusieurs manières d’opérer et de percevoir l’écrit.  

Ce sont les élèves d’une classe de seconde du lycée Apollinaire, qui auront, grâce à leur professeure Marie Portier, la chance de participer à 4 ateliers. L’effectif de la classe étant élevée, le groupe classe sera divisé en deux. Le premier aura pour marraine Bénédicte des Mazery. Au regard du réalisme que porte l’écriture de Bénédicte, un second auteur fantastique est envisagé pour le reste de la classe. Une restitution des 8 classes participantes se tiendra dans l’hôtel Massa de la SGDL le 16 mai après-midi.

C’est au fur et à mesure du déroulement des ateliers que le forme de cette restitution sera envisagées : une lecture, une mise en scène, un accrochage… tout est possible à voir comment les élèves s’approprieront leurs mots.

Écrire pour libérer la parole

Au lycée des métiers Simone Weil à Conflans-Sainte-Honorine (78), les élèves participent à des ateliers d’écriture Slam en poésie avec l’auteur Julien Delmaire. En partenariat avec la Maison de la Poésie et via un Parcours d’éducation artistique et culturel financé par la DAAC de Versailles, ce projet favorise l’accès à l’écriture en douceur pour des élèves souvent en difficulté face à l’expression orale.

En partant du savoir-être et du savoir-faire des lycéens et en les faisant travailler à la manière d’un Slameur poète, la parole se libérera. Les textes écrits, seront présentés en première partie d’une soirée à la Maison de la Poésie et retranscrits sur la web radio du lycée.

 

Il existe bien mille et une façon d’aborder la littérature en Ile-de-France ; que ce soit avec un écrivain en résidence, lors d’une leçon de littérature avec un auteur passionné ou encore durant une ballade au Salon du livre muni d’un chèque lire pour se replonger dans une nouvelle histoire.

 

Géraldine Aurousseau, Ingrid Étienne et Alev Hezer