Arcadi

    Projets aidés

    © Retouramont
    Danse

    Jeux d’échelles

    Expérience / recherche de danse-architecture pour l’espace public

    Intervention Arcadi : Fonds de soutien à l’initiative et à la recherche

    Retouramont
    La compagnie Retouramont développe un travail de création, de diffusion, d’actions culturelles et de formation. Elle est un acteur majeur de la pratique de la danse verticale. Elle met en jeu la relation que l’on éprouve avec l’espace public et cherche à la bousculer.
    La ville est pour ses membres un terrain d’exploration polymorphe dans lequel ils inscrivent une écriture particulière. La dramaturgie de leurs pièces se nourrit des particularités trouvées dans l’architecture, dans les matières, dans les volumes, dans le vide, le rapport à l’espace urbain et aux enjeux sociétaux qu’il suscite.
    La notion d’invention d’agrès est la base de leur recherche qui place l’interprète dans un espace aux 3 dimensions. Les réflexions qu’ils menent avec les sculpteurs, vidéastes, scientifiques, musiciens, danseurs, circassiens... ont pour but cette compréhension des signes et des matières présents dans l’espace public, que’ils font émerger dans leurs créations.
    Pièces antérieures : Voluminosité (2015), Les Ondes Gravitationnelles et environnement vertical (2013), Ligne de cordes et cette immense intimité (2011), Clairière urbaine (2010), Danse des cariatides (2009),  Vide accordé (2006).

    Jeux d’échelles
    Cette recherche se fait collectivement avec un concepteur, des metteurs en espace, un constructeur métal et un architecte-urbaniste.  Sur la base de leurs échanges, de textes partagés, de déambulations dans la ville, ce collectif éprouvera ensemble la ville autrement. Cette immersion dessinera les grandes lignes de cette recherche, rendra concrète cette expérience ressentie.
    La ville est un espace oppressant et très réglementé. Or si nous la regardons, nous y découvrons que 80% de l’espace reste ouvert (espace entre les bâtiments, les façades nues, les arbres non habités). Pourquoi ne pas occuper ces espaces « vides » ?
    Il est urgent de se questionner sur notre rapport à l’espace public et sur ce que veut dire « habiter ». Quelle est pour chacun sa définition de l’espace public ? Que représente-t-il ? Quelles opportunités propose-t-il et quelles limites impose-t-il?
    La présence d’un architecte-urbaniste dans cette recherche est motivée par le travail sur les circulations en ville. La lecture et la transformation des espaces urbains révèlent souvent des blocages avec des impasses techniques, financières, politiques, culturelles et individuelles. Les évolutions de la ville sont lisibles à travers des temporalités souvent très longues, et pourtant les mutations s’opèrent. Les mouvements des artistes permettent de tracer des parcours libres, de révéler des proximités et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Cette capacité à mouvementer l’espace est un formidable terrain d’exploration qui dépasse les frontières habituelles.
    Avant de pouvoir redéfinir ou redessiner l’espace public, il faut pouvoir le percevoir, l’éprouver et le comprendre. Dans le cadre de cette recherche, la compagnie envisage également d’utiliser des outils numériques, logiciels ou applications d’architecture en 3D, qui faciliteront la vision de l’espace, des agrès en plusieurs dimensions.

    Télécharger le dossier détaillé du projet

    Concepteur et scénographe : Fabrice Guillot
    Mise en espace et travail circassien et chorégraphique : Isabelle Pinon et Francisca Alvarez
    Architecte-urbaniste : Stéphane Lemoine
    Construction, design technique : Yves Fauchon

    Recherche menée dans le Val-de-Marne avec les villes de Bagneux et de Villejuif, le Théâtre de Cachan, le Pôle de danse verticale de Charenton-le-Pont, la ville de Pau, le Centre Chorégraphique Nationale et le campus universitaire d’Orléans.

    Coordonnées

    Contact :
    Denis Welkenhuyzen, directeur
    E-Mail : denis@retouramont.com
    06 81 03 10 61

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