Arcadi

Passeurs d’images

Passeurs d’images est un dispositif d’éducation aux images et au cinéma hors temps scolaire à vocation culturelle et sociale. L’opération permet de rendre accessibles des pratiques liées au cinéma et à l’audiovisuel à des personnes qui en sont éloignées pour des raisons géographiques, sociales, économiques ou culturelles ; elle s’adresse prioritairement aux jeunes âgés de 12 à 25 ans issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le dispositif allie deux actions complémentaires : le voir et le faire, soit la diffusion et la pratique. L’opération s’étend sur tout le territoire national et à l’ensemble des régions métropolitaines et d’Outre-mer. Dans chaque région, il est déployé par une coordination régionale garante de son organisation et de son dynamisme : elle impulse, soutient, définit, encadre ou accompagne les projets locaux. Chacune d’elles propose ainsi un projet spécifique à son territoire.

Arcadi Île-de-France assure la coordination du dispositif en Île-de-France. L’établissement anime le réseau francilien des acteurs de terrain : porteurs de projets associatifs, institutions culturelles, collectivités, lieux de diffusion partenaires et de proximité, afin de favoriser un travail de coopération territoriale. Il leur propose de définir un projet dans la durée, en adéquation avec la réalité du territoire et des pratiques de ses habitants, grâce à un accompagnement souple et sur-mesure.

Télécharger la brochure complète de présentation de Passeurs d’images en Île-de-France

 

Un projet régional

Arcadi, missionné par l’État et la Région, accompagne et soutient financièrement des ateliers de pratique menés sur le terrain.

Le dispositif se met au service des dynamiques et identités territoriales, développe les démarches de citoyenneté active et des actions autour du « vivre ensemble ». Ces enjeux sont travaillés à travers des thématiques biannuelles telle que Les jeunes dans la ville.

ATELIER DE PRATIQUE : MÉTROPORTRAITS


Questionner les inégalités territoriales en s’interrogeant sur l’identité et l’engagement citoyen, réaliser le portrait d’un habitant.

Construit avec l’association Métropop’!, ce projet propose à des jeunes de différentes villes d’Île-de-France de réaliser le portrait filmé d’un citoyen dit « exemplaire » ; les portraits dessinent une cartographie incarnée du territoire.

Le dispositif développe une dimension « laboratoire » en s’adaptant aux innovations technologiques et aux  évolutions des pratiques culturelles des jeunes. Il s’attache à rendre compte de la diversité des images animées ou fixes.

RECHERCHE-ACTION : ÉDUCATION AUX IMAGES 2.1


Identifier les pratiques existantes, travailler avec des structures culturelles du territoire, expérimenter, innover et modéliser des actions.

Il s’agit d’ouvrir un espace de réflexion sur l’éducation aux images au regard des nouveaux usages, liés aux images et aux évolutions numériques, en s’interrogeant sur le rôle des lieux de diffusion. Des actions sont expérimentées sur le terrain et évaluées collectivement.

En proposant aux différents publics de développer leur expression individuelle et de réaliser collectivement une oeuvre sous la tutelle d’un réalisateur professionnel, Passeurs d’images a placé la création partagée au coeur de sa démarche et accompagne ainsi les participants dans la production d’oeuvres qualitatives pouvant prétendre à une diffusion qui excède le cercle de l’atelier pratique.

CRÉATION PARTAGÉE : LE DOCUMENTAIRE CORRESPONDANCES


Permettre à des expressions singulières de se rencontrer pour réaliser une oeuvre partagée avec un créateur.

Un documentaire de Laurence Petit-Jouvet, issu d’ateliers rassemblant des femmes vivant au Mali et des femmes de la diaspora malienne vivant à Montreuil, a été accompagné de sa  création à sa diffusion au cinéma. Elles y évoquent leur quotidien dans des « lettres filmées ».

 

Diffusion des films en coproduction avec Arcadi Île-de-France

S’appuyant sur le maillage territorial de la région Île-de-France, Passeurs d’images propose des actions de diffusion autour de films d’atelier, dans les cinémas, structures et collectivités partenaires. Cet axe de diffusion trouve son aboutissement dans la valorisation et la restitution des films réalisés, coproduits par Arcadi.

Hier, ce sera mieux, Philippe Fenwick et Manuel Braun

Une production Collectif Z.O.U. et Arcadi.
Dans le centre-ville de Saint-Denis - ville dites de Banlieue - il y a l’antenne municipale de la jeunesse et la Résidence des retraités. Entre ces deux institutions une seule rue à traverser : la rue Jean Jaurès. Ces voisins de quartier, qu’on-t-il ensemble à échanger ? Pour le savoir, il fallait qu’ils se rencontrent, qu’ils se parlent et traversent la rue Jean Jaurès...
Documentaire sorti en 2017, issu d’un atelier mené avec la Ville de Saint-Denis, de la Maison des seniors et de l’antenne jeunesse centre-ville.

La Ligne de couleur, Laurence Petit-Jouvet



Une production La Huit et Arcadi.
Que signifie le fait de vivre en France lorsqu’on est perçu comme arabe, noir ou asiatique ? Des hommes et des femmes de culture française parlent chacun dans une « lettre filmée » de leur expérience d’être regardés comme des non blancs et d’avoir à penser leur « couleur ».

La sortie nationale du film en salles, le 17 juin 2015, a été soutenue par une presse importante et des organisations pour la lutte contre les discriminations : SOS Racisme, La Licra, le Cran, le MRAP, La Ligue des droits de l’homme... Des soirées thématiques ont été programmées.
5000 entrées commerciales ont été comptabilisées en 2015. Un DVD est sorti (2016) et une rencontre  aété organisée par Arcadi Île-de-France au Musée national de l’histoire de l’immigration. Du 31 mars 2017 au 8 janvier 2018, le film était présent sous forme d’installation dans l’exposition NOUS ET LES AUTRES - Des préjugés au racisme au Musée de l’Homme.

Une parole libre, Rap & Rim, Stéphane Le Gall-Viliker

Une production La Huit, Ou Bien, Zaza Production et Arcadi, en coproduction avec TVM Est Parisien.
Les voix du mouvement hip-hop s’élèvent en Mauritanie contre le silence musical et la lenteur d’un processus démocratique qui peine à se mettre en place. Mônza, rappeur et producteur engagé, tient à bout de bras le festival Assalamalekoum de Nouakchott.
Le rappeur Tonia Fiya gagne le Tremplin jeunes artistes du festival et bénéficie d’une résidence en France. Tous deux partent y faire leurs premiers pas.
Le film a circulé en Île-de-France sous deux formes : une projection avec débat et une formule cinéma-concert avec un show-case de Mônza (également été proposée en lycées). Le film a été programmé dans des festivals de cinéma et de musique en France, en Afrique et au Maghreb et diffusé par TV Montreuil et TV5 Afrique, qui en a acheté les droits.

Appel à projets

La prochaine Commission ayant lieu fin mai, début juin 2018, nous vous invitons à prendre connaissance du calendrier de dépôt des projets : en savoir plus