Amel Bent dans La Face Katché : On m’a dit : « Va faire The Voice à Alger »

Depuis qu’elle a participé à l’émission « Nouvelle Star », Amel Bent a percé dans le monde de la musique.

Amel Bent dans La Face Katché  On m’a dit  Va faire The Voice à Alger
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Très récemment, Amel Bent vient d’avoir un entretien avec Manu Katché. Ainsi, elle avait parlé de son parcours, sa carrière, ses souvenirs d’enfance et ses enfants. Sans oublier son rapport à l’islam et le racisme dont elle a été victime dès son arrivée dans The Voice.

Amel Bent : un parcours vraiment extraordinaire

C’est en 2004 qu’Amel Bent participe au casting de la Nouvelle Star. Un évènement vraiment particulier dans la vie de la jeune femme. « Quand j’ai vu le jury de la Nouvelle Star, il y avait le stress, la fatigue… Je ne me suis jamais droguée, mais j’imagine que ça doit faire un effet un peu similaire. J’étais un peu hors de mon corps. Je n’avais jamais vu de caméra, de projecteurs. On ne se rend pas compte, mais quand tu arrives de ton petit patelin… Et puis je vous regardais, et vous aviez l’air pas humain, il y a un petit côté extra-terrestre. André Manoukian m’a dit oui, Dove Attia n’était pas fan, et toi tu m’as parlé d’un ton très monotone. Si j’enlève les mots, j’ai l’impression que tu me dis non. C’était un oui très agressif. Enfin, pas agressif, mais déterminé, comme un non », avait-elle déclaré.

Effectivement, depuis ce jour, elle a fait bien du chemin et est arrivée à percer dans le monde de la musique. « Parfois, j’ai l’impression que ma seule présence dans le PAF, à l’époque où j’ai débuté, c’était déjà tellement politique en fait… Je le vois encore quand j’intègre le fauteuil de The Voice et que je vois les commentaires sur Twitter. On a encore un tel chemin à faire ! Tout le monde n’est pas prêt à avoir une Rebeu sur le fauteuil. On m’a dit : “Va faire The Voice à Alger”. Ce n’est pas tout le monde. Mais il y a une partie de la population qui n’est pas prête, qui a peur », avait-elle confié en parlant de son parcours.

Une éducation très particulière pour ses enfants

Amel Bent n’a pas laissé le racisme dont elle a été victime influencer la manière dont elle a éduqué ses enfants. Actuellement, la jeune femme attend son troisième enfant et ne veut en aucun cas donner. La chanteuse en a déjà fait de même pour ses filles.

« Pour moi, c’est très important que mes enfants aient un héritage, et c’est aussi une question religieuse. Je veux leur donner des prénoms du livre. Hana, Sofia, ce sont des prénoms qui sont porteurs d’éternité. Il y en a partout dans le monde, dans toutes les religions, sur tous les continents. C’est important pour moi qu’elles aient des prénoms qui portent cet héritage, mais qui soient aussi une ouverture sur le monde. Je les élève dans l’Islam qui m’a été inculqué : très modéré, avec chacun son degré de foi et de pratique. Dans ma famille, tout le monde est musulman et personne ne pratique à la même échelle. Et on se voit, on échange, et je trouve ça beau de voir les gens vivre comme ça une religion », avait-elle affirmé.

Concernant ses filles, Amel Bent veut leur transmettre bon nombre de choses. « Ce que je tente d’inculquer à mes filles, ce sont des limites et des valeurs. Par exemple, le respect des aînés, des adultes. C’est parce que ma mère m’a élevée de cette façon. L’éducation peut-être un peu dure que j’ai eue moi m’a sûrement sauvée de plein de choses. À plein de moments où j’aurais pu partir en vrille, j’avais le visage de ma mère. Et c’est grâce à ça que je n’ai pas fait pas mal de conneries. J’ai évité beaucoup de dérives à cause de mon éducation », avait déclaré la chanteuse.

« Mes filles, je leur ai parlé de toutes les religions. Je leur ai dit que le plus important, c’était de croire en Dieu. Si elles discutent avec d’autres enfants qui ne croient pas en Dieu, ou qui parlent de tel ou tel prophète, que Dieu a dit à tous les hommes et à toutes les femmes qui croient en lui d’être gentils. Il faut être gentil avec tout le monde : celui qui croit, celui qui ne croit pas. Je tente de leur transmettre de la bienveillance. Je leur explique que tout le monde ne croit pas, et qu’on n’a pas le droit de juger. Que le plus important, c’est le lien qu’elles ont avec dieu », avait-elle terminé ses propos.

Amandine Blanc

J'adore particulièrement toutes les actualités people et les séries Netflix, deux sujets pourtant diamétralement opposés que l'on retrouve sur ce magazine francophone ! Je partage donc mon opinion assez régulièrement dans mes articles sur le site.