Ce que vaut (réellement) la cuisine de Cyril Lignac au Café Lignac

Cyril Lignac voulait un café à lui et il se l’était offert en guise de cadeau d’anniversaire. Un lieu qui se trouve Café Constant au 139, rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris. Après des rénovations, le café a été ouvert pour la première fois le 6 novembre dernier.

Ce que vaut (vraiment) la cuisine de Cyril Lignac au Café Lignac
©cyril_lignac Instagram

Le Café Lignac a été inauguré le lendemain de ses 44es anniversaires. Ce lieu va être ouvert sept jours sur sept en continu de 7 h 30 à 23 heures. Comme décor, on peut voir au rez-de-chaussée, un long comptoir en zinc avec six tabourets haut perchés et une petite vingtaine de couverts. Cependant, à l’étage, il y a une salle d’une trentaine de couverts.

Les entrées dans le Café Lignac 

Sur la carte du Café Lignac, il y a les deux classiques incontournables de Christian Constant. Il s’agit de la gratinée à l’oignon et le cassoulet. Cependant, Cyril Lignac veut aussi mettre en avant son nom et son talent. « Que le bonheur soit entre la fourchette et le couteau ! » avait déclaré le chef.

Ainsi, comme entrée, on a des Saint-Jacques marinées aux agrumes noisette (19 €). Les noix ont été coupées en petits cubes sous la forme d’un tartare dressé à même trois coquilles. Le mélange entre l’acidité des segments d’orange et de pamplemousse et les noisettes sont vraiment divins. Il y a aussi les encornets grillés (18 €), « la signature phare de la maison », comme le prétendait la serveuse. Cette fois le céphalopode est accompagné de crème de chorizo. Sans oublier les mini-croûtons de pain et les quartiers de tomates.

Des desserts faits à la perfection

Comme plat de résistance, le Café Lignac avait la fricassée de ris de veau. Dans cette assiette, on pouvait voir en plus du veau, les petits champignons et les feuilles d’épinard. Ce plat a été accompagné par la sauce Albufera. Puis il y avait aussi le paleron de bœuf confit à l’ail et ses petits légumes. La viande était vraiment fondante et on sentait bien la présence de l’ail. Toutefois, les quartiers navets étaient loin d’être cuits. Quant aux rondelles de carottes, ils étaient trop cuits. Seul l’oignon grelot avait une cuisson parfaite. Concernant la sauce, elle manque de réduction.

Pour le dessert, il y avait de la tarte Tatin et c’était une vraie réussite avec les épais morceaux de pommes rangés sur le fond de pâte. Le baba au rhum était aussi exquis avec la bonne dose de rhum à l’intérieur. Sa crème était aérienne qu’un nuage. Mais comme aimait répéter Cyril Lignac, il n’a pas vraiment besoin de critique, car tous ses établissements sont toujours pleins.

Michel CHEMIN

Passionné par l'écriture, je me suis tourné vers le métier de rédacteur web en 2018 après plusieurs années d'expérience pour plusieurs blogs. Les médias, la télévision, le sport et le cinéma n'ont aucun secret pour moi et j'aime faire partager mes passions aux lecteurs.