CHOC, un restaurant McDonald’s est obligé d’embaucher des ados…

En manque de main-d’œuvre, un restaurant McDonald’s est contraint d’embaucher des adolescents. On vous donne les détails.

CHOC, un restaurant McDonald’s est obligé d’embaucher des ados…
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Du jamais vu ! Depuis quinze jours, un restaurant McDonald’s dans le nord-ouest des États-Unis embauche des adolescents mineurs, plus de 14 ans. Et pour cause, il fait face à une pénurie de main-d’œuvre. En réalité, les adultes de la région ne sont pas intéressés aux postes vacants dans le restaurant.

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Une augmentation des salaires

Un restaurant McDonald’s de la ville de Medford, dans le nord-ouest des États-Unis, a affiché sur une banderole : « Nous embauchons désormais dès l’âge de 14 ou 15 ans ». En effet, ils sont obligés d’embaucher des ados face à la pénurie de main-d’œuvre causée par la pandémie liée au coronavirus. Selon le rapport de Business Insider ce mardi 31 août dernier, les adultes de la région ne sont pas preneurs des postes vacants.

Face à la situation, Heather Coleman, la gérante du restaurant, explique : « Nous avons toujours eu des problèmes de personnel. Mais à ce point-là, c’est du jamais vu ». Ainsi, pour attirer les salariés à postuler, elle a pris l’initiative d’augmenter la rémunération des employés ces dernières semaines. Pour cela, le salaire minimum horaire est passé de 15 dollars de l’heure soit 12,60 euros. Une somme qui est très supérieure au tarif légal dans l’État de l’Oregan. Mais en vain.

McDonald’s aux États-Unis : place aux jeunes salariés

Ainsi, le restaurant a décidé d’embaucher des ados. Et il faut bien dire que cela a eu un front succès. Pour preuve, en deux semaines, Heather Coleman avoue avoir reçu 25 CV de jeunes. Une situation qui ravit plus que jamais la gérante. Cette dernière assure, les ados « ont la volonté et l’éthique du travail. Ils sont à l’aise avec la technologie et s’adaptent très rapidement ».

Cependant, elle n’est pas la première cheffe d’entreprise à avoir eu recours à cette idée. En effet, en début du mois de juillet, un restaurant concurrent de Burger King situé à Elyria dans le nord des États-Unis a également opté pour cette issue. Sur une affiche posée sur une vitre du restaurant, on pouvait lire : « Parents ! Avez-vous des enfants de 14 ou 15 ans ? Ont-ils besoin d’un job ? Nous les embauchons ! »

Le coronavirus bat son plein!

On se demande alors la véritable cause de cette pénurie de main-d’œuvre aux États-Unis qui force les entreprises à embaucher des jeunes non majeurs. En effet, durement touchés par le coronavirus, certains employés ont décidé de changer de job. Pour cela, ils se sont plus orientés vers des travaux plus rentables comme la livraison à domicile selon le rapport du magazine américain Time.

Un cas plus courant, certains employés ne sont plus retournés au travail par peur de contracter le coronavirus. Alors que pour d’autres, ils sont touchés par un syndrome d’épuisement professionnel après des mois difficiles liés à la pandémie. Aussi, d’après l’Agence France-Presse (AFP), certains parents ont également eu du mal à faire garder leurs enfants face aux fermetures d’école.

 

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Ainsi, pour tenter de recruter, de nombreux employeurs ont opté pour une augmentation de salaire. Mais visiblement, cela n’a pas suffi. Pour cela, certains restaurants étaient obligés de limiter leurs horaires d’ouverture.

Si faire travailler des ados ont choqué plus d’un, il est bon à savoir que les règles sont bien différentes aux États-Unis. En effet, dans le pays, les enfants peuvent occuper un poste de travail à partir de 14 ans à l’exception du secteur agricole, selon le département du Travail. Tandis qu’en France, « le travail est autorisé à partir de 16 ans », selon le ministère du Travail.

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Toutefois, ils peuvent travailler : « à compter de 14 ans, lorsque le jeune effectue des travaux légers, notamment pendant les vacances scolaires ».

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Anna Cabana

Je suis quelqu’un d’un peu spéciale. Je crois en l’amour libre, et aussi l’égalité homme-femme. Durant mon temps libre j’adore écrire, c’est pourquoi j’ai décidé de participer à ce magazine féminin en tant que rédactrice.