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Le paracétamol favorise les comportements à risque, selon une étude des experts

Le paracétamol permet de soulager des douleurs de tout type (maux de tête, douleurs dentaires ou articulaires, états grippaux, règles douloureuses, etc.). Il est bien toléré à tout âge et présente de très rares effets indésirables et contre-indications. Pourtant, une étude suggère que le paracétamol  favorise des comportements à risque chez les consommateurs.

Le paracétamol favorise le comportement à risque

En effet, une étude montre que le paracétamol favorise le comportement à risque. Les effets du paracétamol sur la prise de risque ont été testés dans trois études expérimentales distinctes en double aveugle et contrôlées par placebo, incluant au total 545 étudiants. Dans l’une de ces études, 189 individus ont reçu 1 gramme de paracétamol. Ceci correspond à la dose généralement recommandée pour un mal de tête chez l’adulte. Si ce n’était pas le médicament, ils recevaient un placebo de même apparence. On a attendu que le médicament fasse effet. Puis, les participants ont évalué sur une échelle de 1 à 7 le risque qu’ils pensaient encourir lors de diverses activités.

On a comparé les résultats avec les personnes ayant reçu le placebo. Cela a montré que celles qui avaient pris du paracétamol jugeaient moins risquées des activités réputées « dangereuses » (comme le saut à l’élastique, le fait de rentrer seul chez soi le soir dans un quartier dangereux ou le fait de prendre un cours de parachutisme). « Près de 25 % de la population américaine prend de l’acétaminophène chaque semaine. Une perception réduite des risques et une prise de risques accrue pourraient alors avoir des effets importants sur la société », souligne Baldwin Way, co-auteur de l’étude et professeur agrégé de psychologie à l’Ohio State University. En France, on vend près d’un milliard de boîtes de paracétamol chaque année. Il représente à lui seul 22 % du marché du médicament.

En plus du questionnaire dédié à la perception du risque, on a invité les participants à exécuter une tâche spécifiquement conçue pour évaluer les comportements à risque. Cette tâche s’inscrit dans le cadre conceptuel de l’équilibre entre le potentiel de récompense et de perte.

Une réduction de l’anxiété, entraînant une plus grande prise de risque

Dans cette tâche, nommée Balloon Analog Risk Task (BART), le participant se voit offrir la possibilité de gagner de l’argent en gonflant un ballon (visible sur un écran) d’un simple clic sur un bouton. Chaque clic entraîne le gonflement progressif du ballon et l’ajout d’argent au compteur, jusqu’à un certain seuil à partir duquel le ballon éclate. Ainsi, chaque nouveau clic confère un plus grand risque, mais aussi une plus grande récompense potentielle. Les participants disposaient de 30 essais.

Les résultats ont montré que les participants qui avaient pris du paracétamol au préalable avaient davantage tendance à choisir de continuer à gonfler le ballon. Par conséquent, ils finissaient par faire éclater leur ballon plus souvent que les participants ayant pris le placebo. En plus des diminutions de la perception du risque, il y a probablement l’implication d’autres processus psychologiques ici. « Un mécanisme inexploré possible est l’anxiété vécue par anticipation. Il se peut qu’à mesure que le ballon augmente de taille, les personnes sous placebo ressentent de plus en plus d’anxiété quant à son éclatement potentiel. Lorsque l’anxiété devient trop forte, ils mettent fin à la tâche.  L’acétaminophène peut réduire cette anxiété, entraînant ainsi une plus grande prise de risque »

En plus de la tâche BART, les participants ont rempli des questionnaires. Ils visaient à évaluer le niveau de risque qu’ils percevaient dans divers scénarios hypothétiques. Il s’agissait de parier le revenu d’une journée sur un événement sportif ou de conduire une voiture sans ceinture de sécurité. Les items proposés dans ce test étaient volontairement plus stimulants sur le plan affectif. Si l’effet était plus ou moins prononcé, la consommation de paracétamol a chaque fois réduit le risque perçu par rapport au groupe témoin. Donc selon cette étude le paracétamol favorise le comportement à risque.

À propos de l'auteur, Roland GRANSART

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